Le visage surgit de cette densité comme une tentative de reconnaissance. Il ne s’agit pas toujours d’un portrait, mais d’une présence qui cherche à se former parmi les autres formes. Le visage apparaît là où le regard tente de distinguer un être dans la multitude. Il est fragile, instable, parfois presque englouti par la matière. Ces peintures interrogent ainsi le moment où une figure devient identifiable, où une présence commence à répondre au regard.
« Il est debout, face à la mer, tournant entre ses doigts un fin pinceau. Sur le chevalet, une toile.
Il est comme une sentinelle – c’est ce qu’il faut comprendre -, dressée là pour défendre cette portion du monde contre la silencieuse invasion de la perfection, fêlure infime qui désagrège la spectaculaire mise en scène de l’être. » Alessandro Bricco





